Marathon du Beaujolais

Le récit du WE

Le dernier week-end club de l’année s’est déroulé le week-end du 23 novembre à l’occasion de l’édition 2019 du Marathon International du Beaujolais.

Du fait du forfait inopiné, regrettable et regretté de Marie-Odile (Bello), nous nous sommes retrouvés Gare de Lyon à treize, Christophe devant nous rejoindre directement à Villefranche sur Saône en provenance de la Champagne où il travaille depuis le début de l’année. La SNCF, comme à chaque fois qu’Annie participe à un week-end club, nous avait réservé une petite surprise dont elle a le secret : une petite demi-heure de retard, rapidement transformée en une heure pour la moitié des voyageurs dont nous faisions partie. Néanmoins, pas de panique : certes nous allions rater notre correspondance à Lyon, mais le nombre de TER était suffisant pour que nous soyons à l’heure à l’ouverture de la boutique de location de voiture. Le troupeau de coureurs attendant le gérant ADA à l’ouverture à 14 heures ne manqua pas de le surprendre et, peut-être, l’inquiéter quant au devenir de la petite Kia qu’il allait nous confier. Néanmoins, Annie a pu partir au volant, avec les bagages pendant que le reste de la troupe faisait le chemin à pied pour finir de s’ouvrir l’estomac puisque nous avions, sans exception, refusé toutes les tentatives de Bruno de manger ses petites barres.

Après nous être sustentés rapidement au restaurant de l’hôtel malgré l’heure tardive (mention spéciale à la bienveillance de son personnel), pris possession de nos chambres et déposé nos bagages, nous nous sommes rendus au « Palais (!) des Expositions » de Villefranche pour récupérer nos dossards. Malgré quelques traversées de 4 voies un peu tendues et qui nous ont échauffés, nous sommes tous parvenus sains et saufs sur place et avons pu retirer nos dossards, nos bouteilles de beaujolais nouveau et nos tee-shirts qui, une fois n’est pas coutume, ont eu l’honneur de plaire à Marie-Odile (Bouché), pourtant très difficile et prolixe sur la question des tailles de pelisses de courses.

Françoise a évidemment saluer les trois quarts des personnes présentes : elle les avait rencontrées au fur et à mesure de sa longue et riche carrière. Puis une grosse moitié d’entre nous est rentrée à l’hôtel se reposer pendant que cinq irréductibles ont patienté sur place pour attendre Christophe. Quelques discussions philosophiques et vins chauds plus tard, nous l’avons retrouvé et l’avons laissé  procéder comme nous (dossard, bouteille, tee-shirt), avant de nous serrer dans sa voiture de « famille à jeune bambin » pour rejoindre l’hôtel et dîner.

A table, Corinne et Yvon ont souhaité nous offrir l’apéritif pour fêter la prochaine retraite de la première nommée à qui il ne restait que 3 jours à trimer. Quand Yvon a commandé du Beaujolais nouveau, j’avoue avoir eu un peu peur tant mes dernières expériences avec cette boisson, qui ne se différencie du Canard WC que par sa couleur, avaient été pénibles. Pour autant, force a été de constater qu’il était très buvable et, dans la mesure où nous n’avions pas fait d’excès, tout à fait compatible avec une veille de course pour laquelle aucun d’entre nous n’ambitionnait le moindre podium. Cela nous garantissait au moins d’éviter la mésaventure du marathon du Lubéron où nous nous étions retrouvés à transporter l’équivalent de notre poids en rosé de Provence au retour un jour où la SNCF avait déjà tenu un rôle de choix.

Au dessert, Françoise nous a raconté « succinctement » ses 45 Paris-Mantes (je n’étais pas né lors de la première réalisation) en détaillant le parcours kilomètre par kilomètre, puis chacun a regagné sa chambre assez tôt car, si les semi-marathoniens et les candidats du 13 km du Rhône pouvaient choisir de faire la grasse mat’, l’équipe mixte qui participait au marathon-relais devait se lever aux aurores pour prendre la route du nord, pour la petite bourgade de Fleurie, où serait donné le départ de l’épreuve.

Au matin, comme prévu ladite équipe a pris la route, de bonne humeur mais en examinant avec une certaine appréhension le ciel menaçant. Il ne sera resté sec que jusqu’au 7ème kilomètre et, peu à peu, les chemins dans les vignes sont devenus plus glissants, les passages dans les chais plus difficiles, la petite pluie inaugurale s’est intensifiée et les parcours sont devenus par endroits des bourbiers aussi difficiles que certains passages « faciles » de la Transbaie. Malgré tout, l’objectif inavoué de rester sous les 4 heures et dans la première moitié du peloton était atteint et nos pûmes rentrer à l’hôtel nous doucher et attendre les autres membres de la section. J’adresse d’ailleurs toutes mes félicitations au passage à tous ceux, et ils furent très nombreux, qui ont achevé l’une ou l’autre des épreuves avec leurs déguisements (Jésus et sa croix, un gladiateur torse nu, une équipe de Minnie, des bébés, Obélix, …) alourdis par leurs costumes alors qu’aucun d’entre nous n’a osé se travestir de la sorte (seul Marc s’est légèrement aventuré sur ce terrain avec son sweat de Noël arboré au dîner de la veille).

Pendant ce temps, nos partenaires semi-marathoniens avaient pris le départ après avoir innocemment oublié Jacques à l’hôtel (ils s’en défendront plus tard au motif peu convaincant que « l’horaire avait changé »). Ce dernier ayant pu rejoindre la ligne de départ suffisamment tôt, il n’a pas eu l’air de trop leur en vouloir. La météo et le terrain ont,  là aussi, pu donner l’impression aux concurrents de réaliser une « Spartan race light » mais c’est sans encombre qu’ils ont tous fini par rejoindre l’hôtel en bon état et plus ou moins rincés (on a encore quelques doutes concernant Fouzia qui est apparue dans le patio, deus ex machina, toute pimpante mais sans que son chronométrage ait été relevé par les organisateurs au-delà du dixième kilomètre !). Il semble que Marc et Éric ait un peu goûté à la production liquide locale, qui était proposée régulièrement en « dégustation » sur le parcours mais, il faut avouer que ça n’a pu eu l’air de les avoir réellement entamés. Ils ne dirent donc pas non à une bière, au final gentiment offerte par Fouzia et Jacques qui n’a pas boudé longtemps malgré la perfidie matinale de ses camarades.

Les derniers à nous rejoindre furent les « 13 km », Patrick en petite foulée (ou tout comme) depuis la ligne d’arrivée, Françoise et Corinne, en navette, et Annie et Marie-Odile qui avaient projeté de les récupérer en voiture à l’arrivée et leur épargner une fatigue supplémentaire, un peu plus tard, bredouilles, mais visiblement pas contrariées par ce contretemps. Françoise ignorant qu’elle avait remporté la course dans sa catégorie (c’est un peu une habitude quand même) bien qu’elle ait été interviewée avec Corinne à l’arrivée, nous avons pu repartir relativement légers sans porter plus que nos bouteilles personnelles.

Nous avons alors récupéré nos bagages, Bruno a vidé les stocks d’Arnigel de l’hôtel (sans doute pour ouvrir une petite officine à Villejuif), dis au revoir à Christophe avec une certain émotion (il reprenait la route pour Reims) et avons couru pour attraper la navette qui devait nous ramener à la gare. Cette fois-ci la SNCF a assuré (un peu comme un collaborateur qui veut faire bonne impression avant une évaluation annuelle alors que le reste de l’année a été « compliqué ») et une hôtesse nous a installé dans notre wagon à Perrache avant que le commun ne soit autorisé à monter. Pourtant, notre apéritif improvisé à base de Beaujolais dans des tasses à café en carton dans le hall de la gare aurait pu les amener à se conduire moins civilement à notre égard. Gageons néanmoins que cette belle impression de l’entreprise ferroviaire nationale sera un peu dégradée pour certains d’entre nous lors de « la journée nationale du 5 décembre ».

Après un trajet sans encombre, hormis les toux caverneuses et régulières de Marie-Odile et Sylvie, nous nous sommes quittés là où nous nous étions rejoins la veille au matin, Gare de Lyon, enrichis d’une ligne à notre palmarès et ravis d’avoir passé ce bon moment collectif ensemble.

Benoît

Marathon du Beaujolais Date  samedi 23 novembre 2019
77 équipes     Distance 42,195 kms en relais à 3
Classement NOM Prénom Temps officiel Distance Classement catégorie Arrivants Catégorie Catégorie
 
17 DUCHESNE Benoît 01:21:18 16,2 kms 9 49 Mixte
39 BOUCHÉ Marie-Odile 01:15:40 14 kms 23 49 Mixte
53 LAINÉ Annie 01:18:10 12 kms 31 49 Mixte
36     03:55:07 42,2 Kms 23 49 Mixte
5699 arrivants     Distance 21,1 kms
Classement NOM Prénom Temps officiel Temps réel Classement catégorie Arrivants Catégorie Catégorie
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105 PENIGUEL Christophe 01:32:20 01:31:48 24 565 M0H
483 GARNIER Bruno 01:47:35 01:43:45 36 431 M3H
1736 VILLETELLE Marc 02:08:54 02:05:20 169 431 M3H
2790 LEBRUN Jacques 02:26:11 02:16:47 63 115 M5H
??? JACQUETIN Fouzia 02:33:08   ? 63 M5F
3666 ZENNARO Sylvie 02:43:53 02:40:04 33 63 M5F
4134 ROISSÉ Eric 02:59:27 02:53:35 343 431 M3H
6264 arrivants     Distance 13 kms
Classement NOM Prénom Temps officiel Temps réel Classement catégorie Arrivants Catégorie Catégorie
1870 LANCEL Patrick 01:29:32 01:26:53 82 221 M4H
2652 BEGUIVIN Corinne 01:36:26 01:33:52 21 53 M5F
2656 LE GALL Françoise 01:36:29 01:33:55 1 3 M7F

Quelques souvenirs

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Date de dernière mise à jour : 19/01/2020